Synthèse

Modifié par Clemni

Les populations des pays en développement sont et seront les plus exposées aux risques

En géographie, un risque se définit par la combinaison d’un aléa et la vulnérabilité d’une population à cet aléa. L’aléa est la probabilité qu’un phénomène naturel (cyclone, tsunami, séisme, etc.) ou technologique (explosion d’une usine, pollution d’un fleuve par des produits chimiques, etc.) survienne sur un territoire. La vulnérabilité correspond au niveau d’effet prévisible de ce phénomène sur la population (blessés, morts, maladie) et ses activités (dégâts matériels, destruction d’infrastructures, d’activités économiques). Un risque majeur est caractérisé par une faible fréquence et d’énormes conséquences et peut devenir une catastrophe. Le nombre de catastrophes augmente en intensité et en fréquence en raison d’ une accélération des changements : changement climatique, forte croissance démographique, accélération de l’urbanisation au point que nous pouvons parler de changement global.

Le réchauffement climatique (de + 0,3° C à 4,8° C selon les estimations entre 2000 et 2100) entraîne un réchauffement des océans ainsi qu’une une élévation du niveau des océans (+ 1 à + 2,5 mètres). Cette élévation du niveau des océans engendre des inondations côtières, ainsi 10 à 20 000 îles vont disparaître dont certaines habitées comme les îles du Vanuatu (Pacifique). Les gaz à effets de serre entraînent un réchauffement de l’atmosphère, des cyclones et des pluies plus fortes, une acidification des océans (de moins 20 % à moins 50 % de prises de pèche). Les sécheresses et les incendies de forêts se multiplient.

Le changement global aggrave les risques sanitaires. La dengue, aussi appelée « grippe tropicale », est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques. Plus de 2 milliards de personnes pourraient être infectées jusqu’en 2080 et 243 millions pourraient mourir.

Les aléas affectent toutes les sociétés même si l’intensité est variable. Les risques révèlent l'inégale vulnérabilité des sociétés en mettant en évidence les disparités dans la capacité des sociétés à s'adapter et à se protéger face aux aléas. Les sociétés les plus vulnérables sont souvent celles qui ont des systèmes de gouvernance faibles, des ressources limitées et des infrastructures fragiles. Les systèmes de prévention y sont moins efficaces.

Les facteurs qui influent sur la vulnérabilité des sociétés comprennent la pauvreté, une faible éducation, une santé publique défaillante, une gestion inefficace des risques et la dépendance à des ressources naturelles non renouvelables. Les catastrophes font 6 fois plus de morts en moyenne dans les pays pauvres que dans les pays les plus riches. Les actions de prévention sont efficaces : éducation, prévision des aléas, élaboration de plan de prévention des risques. Dans les pays développés, un fort investissement est possible dans la gestion des risques : surveillance des aléas, normes pour les constructions, secours planifiés et efficaces.

La littoralisation des activités économiques et de la population concentre les habitants sur les littoraux. Certains littoraux sont très exposés au relèvement du niveau de l’océan (côte est de l’Amérique, Inde, Asie de l’Est). Les risques de séismes sont très forts en Asie et en Amérique. D’autres littoraux sont exposés aux tsunamis.

Les pays les plus touchés par des catastrophes sont également ceux où la croissance démographique est la plus forte dans les prochaines décennies. Les enjeux de développement sont très importants pour ces pays. L’ONU appelle à prendre en compte la vulnérabilité actuelle pour développer les capacités de résilience des territoires.

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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